Offenbach Colorature I Saint-Omer

Dimanche 26 janvier 2019 I 17h00

Les Dames d’Offenbach 

À propos de Mme Ugalde, grande interprète d’Offenbach, Berlioz écrivait : « Je ne dirai pas qu’elle chante comme l’oiseau chante ; cette comparaison m’a toujours paru peu juste et peu flatteuse pour une cantatrice, mais je dirai : elle chante comme l’oiseau vole. » Si l’on connaît par cœur les prouesses techniques de la Poupée Olympia des Contes d’Hoffmann ou celles d’Eurydice dans Orphée aux Enfers, on sait moins que les rôles virtuoses peuplent bien d’autres ouvrages d’Offenbach et offrent un panorama très riche des compétences vocales de la « soprano colorature » du XIX e siècle. Accompagnée de l’Ensemble Contraste, Chantal Santon affronte brillamment ces difficultés pour les transformer en de spectaculaires expressions de l’âme romantique et fait briller, par son engagement théâtral et son exigence linguistique, les qualités du répertoire de Jacques Offenbach. Parés de mille couleurs, ces airs, romances et couplets alternent gouaille comique et demi-teinte poétique. Les pages oubliées (qui révèlent un visage inconnu du compositeur) ont en commun avec les extraits célèbres le fil conducteur de leurs destinataires : des « premières chanteuses » ou « chanteuses d’agilité » à la technique vocale pyrotechnique, dont la virtuosité suffisait parfois à assurer le succès d’une pièce. L’origine instrumentale de la virtuosité vocale se fait sentir dans les airs en forme de valse, typiques du Second Empire, qui firent la gloire d’un Gounod à la même époque.

 

Programme :

Les Contes d’Hoffmann – Air d’Olympia : « Les oiseaux dans la charmille »
Robinson Crusoë – Valse d’Edwige : « Conduisez-moi vers celui que j’adore »
Vert-Vert – Air de La Corilla : « Les plus beaux vers sont toujours fades »
Le Roi Carotte – Romance de Rosée du Soir : « Le voilà c’est bien lui »
Orphée aux Enfers – Couplets d’Eurydice : « La mort m’apparaît souriante »
Fantasio – Récit et Romance d’Elsbeth : « Voilà toute la ville en fête »
Mesdames de la Halle – Récit et Rondo de Ciboulette : « Quel bruit et quel tapage »
Un Mari à la porte – Valse-tyrolienne de Rosita : « J’entends ma belle »
Les Bavards – Air d’Inès : « Ce sont d’étranges personnages »

Chantal Santon, soprano
Arnaud Thorette, violon
Antoine Pierlot, violoncelle
Jean-Luc Votano, clarinette
Johan Farjot, piano 

Saint-Omer